Archives du mot-clé Andalousie

Saison 2 Episode 2 : 6 Fun Angels ou « La pluie soufflée par l’humour et la fête … »

Mon nouveau métier de guide de voyage sur moto me réserve souvent de belles rencontres, ces trois derniers jours avec les clients que j’avais -avant même de tous les voir- baptisé : « The Fun Angels » resteront longtemps dans les anales de mes aventures espagnoles, quelle bande !

Alain, Arnaud, Fabrice et Thierry débarquent pour égayer un séminaire trop pénible à suivre pendant de longues heures dans un grand hôtel Bruxellois… Ils ont donc choisis notre base à Puerto Banùs pour optimaliser leur concentration pendant les réunions. (si si…)

Bernard et Jean-Luc sont venus avec leur propre moto pour découvrir le déjà réputé ; Wild Gentlemen Tour.

Comme à chaque arrivée de nouveaux clients, le premier soir, nous allons diner dans l’un de nos restaurants sélectionnés. Cette fois, ça sera le Casanis, en plein cœur du vieux Marbella. Dès les premières minutes, le ton est donné, si au début habituellement , les conversations tournent essentiellement autour de la moto, de nos expériences respectives ou des itinéraires des prochains jours… nos 6 « gentlemen-castards » sont bien décidés à profiter de la vie, de l’Andalousie et ses merveilles, pas de prise de tête, rien que de la franche rigolade…

Un grand moment fut la blague de Bernard : très drôle pcq essentiellement marquée par le fou rire anticipé de son conteur qui déclenche l’hilarité générale… Avant de lire plus loin, plongez-vous dans l’ambiance ; un grand gaillard calme et posé qui peut à peine se glisser sur sa chaise du haut de son mètre 96, se plie en deux d’un fou rire tel… qu’il le communique à toute la table dès les premiers mots de la dite blague, que voici :

 « C’est Mozart et Bach qui vont boire un pot.

Le tavernier leur demande : « Et pour ces messieurs, ça sera quoi ? »

Bach répond que pour lui, ça sera un baby.

Mozart réfléchit un instant, avant de se décider, finalement :

« Un baby, un baby comme Bach ». »

Pour ceux qui n’auraient pas compris…mettez-vous à chanter « baby come back »

Normalement ça devrait déclencher un fou rire incontrôlable… Mouaaaarf 😉

Day 1

Départ 9h sur notre route de prédilection, San Pedro / Ronda, chacun jauge sa nouvelle monture avec plus ou moins d’appréhension, Thierry et Jean-Luc ne sont plus montés sur une « grosse » bécane depuis des lustres, au bout d’une dizaine de Km, ils se débrouillent plutôt bien…

240 Km de virages et toboggans sur des routes magnifiques, une superbe journée qui s’achève dans un bel hôtel en altitude à deux pas du célèbre « El Torcal » ou des rochers aux formes de galet trônent comme soigneusement empilés par la main d’un géant. L’origine de cet impressionnant bouleversement est survenu suite à un plissement des fonds marins dans la nuit des temps, il y a environ 150 millions d’années.

 Day 2

Après le petit déjeuner, nous partons pour un périple de 260Km qui nous fera découvrir les splendides canyons et le lac d’EL Chorro.

Il fait beau en Andalousie 320 jours par an… mais ce jour là, juste après le lac, il se met à pleuvoir, d’abord un peu, ensuite beaucoup et enfin « comme vache qui pisse »

D’une seule voix, à la pause café d’el Burgo, le groupe préfère écourter la journée pour s’arrêter à Ronda … Nos BMW R1200 GS toujours réglées sur « rain » séchant au parking, nous attaquons le lunch-time bien décidés à arroser (c’est le jour…) un peu plus que de coutume… Alain l’organisateur du séminaire offrira même une (ou 2 tsé plus, hips…) bouteille(s) du plus renommé des vins d’Espagne: le Vega Sicilia. Ce vin prestigieux dépend de l’AOC Ribera del Duero, il est élevé sept ans en fût et conservé au moins deux ans en bouteille. Le patron du Sacristan attend avec impatience le prochain passage des Wild Gentlemen 😉

Day 3

Dis moi pas que c’est pas vrai, il pleut toujours, peu, mais il pleut… le groupe se scinde, Alain mon associé avec la jeep et les bagages, guide Alain et Jean-Luc tout droit vers notre siège à Puerto Banùs. Derrière moi, Fabrice, Arnaud, Bernard et Thierry suivent pour une étape surprise qui passera par Juzcar, le village tout bleu qui abrite les célèbres Schtroumpfs.

Toute l’équipe se retrouve avec un timide soleil sur la plage de Puerto Banùs ou nous avons rendez vous avec la charmante Florence Swaters qui exploite sur les hauteurs de Mijas, un « petit » paradis de 15 hectares avec 14 chambres d’hôtes en cours de profonde reconstruction. Passer une nuit ou plus… entouré d ‘avocatiers, d’oliviers, manger les plats cuisinés avec les épices et légumes cultivés sur place, doit être vraiment exceptionnel… Nous risquons bien de déménager notre base de Puerto banus vers Mijas au « Casa Blue » de Florence. Cerise (ou Prune…Florence tu suis ?) 😉 sur l’avocat, Félix Swaters le fils, se fera un plaisir de vous initier à l’enduro. Nous attends également sur la plage, Gilles un sympathique biznessman décontracté avec une gueule à la Lou Reed et « last but not least » ; Laetitia, l’amie d’Arnaud… Comme l’écrit si bien Jean-Luc « Laetitia, aaaah Laetitia… la preuve est faite que chez les femmes aussi l’humour augmente le charme »

Le restaurant ou plutôt les tables de l’Aurora beach se souviendront longtemps du diner d’adieu de notre bande de cinglés, de l’ambiance festive ainsi que de la publicité PLEDGE réinventée par Laetitia et Arnaud.

Vous savez quoi ? j’adore mon job !

IMG_4528 IMG_4538Image

 IMG_4619IMG_4514

 

IMG_4603IMG_4519

 

2014 L’odyssée de l’Andalousie – Saison 2 – Episode 1

Après avoir fêté dignement Noel et testé en famille les pistes de ski de la Sierra Nevada, il est temps de bosser…

Les clients ne se bousculent par encore aux portes du Wild Gentlemen Land, mais le mois de mars 2014 s’annonce pas mal…

Premiers clients de l’année, début mars, un couple ; Serge et Karin, pour un circuit d’un jour et ça commence mal…

Les virages, l’altitude ou simplement le stress, génère chez Karin, nausée, haut le cœur et autre malaise. Alain, fort de 300.000km parcourus ses 20 dernières années (dont la moitié en duo) propose de prendre la malheureuse à l’arrière de sa moto. Alléluia ! Dès les premiers kilomètres la conduite souple et coulée du guide balaye rapidement les troubles du matin.

La suite de la journée sera magnifique, serein et rassuré par le sourire apaisé de sa charmante épouse, Serge pourra d’autant mieux profiter de la puissance de sa BMW R1200 GS.

Quelques jours plus tard, 3 «jeunes» débarquent à l’aéroport, le premier est tout juste majeur, très grand, très mince, calme et posé, Nicolas se révèle être doué sur une moto, il abattra les 700 kilomètres de son long WE avec un petit sourire ravi qui en dit long sur sa joie à piloter l’une de nos « petites » BMW F700 GS. C’est pratiquement la 1ère fois qu’il monte sur une moto de plus de 125cc. Son Papa « Oli le Belge » a récemment « enquêté » sur notre Wild Gentlemen Tour, voir :

(http://www.motoplanete.com/article/122/Et-si-le-dieu-des-motards-avait-dessine-les-routes-du-sud-de-lEspagne-/page.html)

Olivier a transmis à son fils la passion de la moto vers l’âge de 5 ans… et comme la valeur n’attend pas le nombre d’années, Nicolas suit les traces de Papa en essayant et décrivant sur motoplanete.com, ses impressions de conduite sur des 125cc, la pomme ne tombe pas loin de l’arbre…

Les deux autres trentenaires sont des fameux castards. 😉 Ils ont l’allure et la force tranquille des joueurs de football américain ou des rugbymans. Chacun faisant plus de 100KG posés sur un bon mètre 90, le sourire franc et le regard pétillant de malice. Ces 2 copains, chef d’entreprise dans le monde du jardin, sont des motards expérimentés. Motos de cross, de vitesse, quads… ils  sont immédiatement à l’aise sur leur jouet pour 3 jours de rêve en Andalousie.

La conversation va bon train dès le 1er petit déjeuner, Fred évoque spontanément l’une des principales caractéristiques du Wild Gentlemen Tour : « pourquoi encore s’acheter, entretenir, assurer une moto pour parcourir moins de 5000KM par an, toujours sur les sempiternelles routes des Ardennes à la recherche d’une série de plus de 3 virages et trop souvent sans soleil…alors que pour un gros billet de 50€ l’on peut trouver un avion pour Malaga et monter sur les rutilantes motos du Wild Gentlemen Tour »

Alain guide le trio et j’amène les bagages le soir à l’hôtel ou tout le monde se retrouve pour partager les impressions du jour… Ben n’en revient pas du spectacle sans cesse renouvelé des paysages et routes magnifiques,  Fred apprécie également l’absence de pratiquement toute circulation, Nicolas est ravi, il adore le couple et la « relative » puissance de sa F700GS.

L’anecdote du WE aura lieu dans l’un de nos magnifiques hôtels**** à Ronda, les deux colosses décident de profiter des magnifiques thermes de l’hôtel, à l’aide d’un cocktail folklorique d’anglais et d’espagnol très approximatif –dans le couloir en maillot de bain- ils interpellent un groom pour les guider à la « pisina »

« Si señor », et voilà-ti-pas que l’employé surpris, mais discipliné, emmène nos 2 gaillards à la piscine extérieure dont la température avoisine les 12C° (nous sortons à peine de l’hiver, il fait beau toute l’année mais la nuit début mars, il fait moins de 10 C° à Ronda)

Courageux mais pas téméraires, ils déclineront la « proposition indécente » de piscine extérieure et arriveront quand même à se faire comprendre pour rejoindre le magnifique spa de l’hôtel…

Enfin, après la Paella d’adieu sur notre plage à Puerto Banùs, nous ramenons les trois compères à l’aéroport de Málaga… C’est certain, ils ont adorés leur séjour et reviendront pour découvrir d’autres perles de nos circuits Andalous.

IMG_0882

IMG_0878

IMG_0954

IMG_4460

Episode N° 12 – Zen pour envisager l’année 2014…

Les voyages en moto, c’est comme lire Tintin, pour autant que vous êtes en bonne forme dans la tranche de 7 à 77 ans, welcome !

Je compare souvent la moto au ski. La trajectoire du motard est comme celle du skieur, plus la vitesse grimpe, plus on « pousse » sur les bottes pour imprimer la ligne tracée par le regard, alors qu’en balade décontractée, un souple et léger déhanchement vous balance de virage en virage.

Sur les BMW R1200GS du Wild Gentlemen Tour, on virevolte, concentré mais décontracté sur les « pistes-routes » des montagnes. On fait intégralement partie du spectacle des paysages traversés, pas question d’être le témoin passif d’un film ennuyeux derrière l’écran du pare-brise.

Sur les routes sinueuses d’Andalousie, le temps ne compte pas, les perspectives changent, le ruban d’asphalte qui se déroule quelques centimètres sous les pieds en sifflant, nous porte comme la vague qui soutient la planche du surfeur.

Le chemin le plus court est rarement le plus beau, mieux vaut faire un détour pour zigzaguer à flanc de colline le long d’un Rio, jalonné de bosquets parsemés de fleurs blanches, roses ou rouges.

Parfois en traversant un traditionnel petit village blanc sur un filet de gaz, les enfants comme les vieillards nous sourient. Les gens des petits patelins de moyenne montagne ne vont nulle part, ils vivent là et ils ont le temps d’être courtois. Ils sont revenus des grandes villes, septiques de l’assurance que les citadins ont de vivre dans les seuls lieux ou l’on bouge vraiment. Alors que, le plus souvent dans ces grandes cités, les habitants pataugent dans l’ennui et l’indifférence des « autres ».

Rouler en moto vous fait vraiment voir les choses de façon différente, pendant que  le cerveau gauche rationnel et analytique gère les réflexes pour réagir au cas ou un conducteur « distrait » venant d’en face rate son virage… oups ! Le cerveau droit créatif et émotionnel s’imprègne de la volupté qui s’immisce dans votre conscience… 

Amen… 😉

IMG_3925

IMG_2295

IMG_1051

WGT-0435

IMG_0678

IMG_0746

IMG_0720

IMG_2858

Episode N°6 – Comme disait Paris au Macth, « le poids des mots, le choc des photos »

De mai à juin 2013, j’aurai quadrillé toute l’Andalousie pour annoter les plus beaux spots, sélectionner les meilleurs hôtels,  « GPSayser » les itinéraires, minuté le parcours, bref établir les roadbooks…

D’août à septembre 2013…  bis repetita, l’Andalousie est le paradis des motard(e)s mais les mots pour décrire la splendeur de la région me manque, il me faut le choc des photos pour finir de convaincre mes futurs clients, je dois placer nos BMW R1200 GS en perpective.

Mi mai, Carol, un ami doublé d’un photographe professionnel réalise les premières photos pour habiller le site. Avec Thierry, (le bienveillant instigateur de l’achat de ma 1ère GS en 2011), Ilonka, (sa charmante épouse) et Alain un résident belge à Marbella nous faisons un premier shooting sur les routes de notre circuit 3 jours. De San Pedro d’Alcantara à Ronda, nous passons de 0 m à 1000 m d’altitude en 20 minutes, cette fameuse route de 50km est un « must » incontournable bien connue des journalistes essayeurs qui débarquent toute l’année par dizaines à l’aéroport de Malaga. Au bout de 270KM de routes de rêve,  nous passons la nuit dans l’un de nos lieux préférés, un hôtel magique perché tel un nid d’aigle à 900m d’altitude, par beau temps, ( mais, il fait toujours beau au Wild Gentlemen Land…) on peut apercevoir les Côtes Marocaines.

Fin août, l’ami de 20 ans, Olivier (mon twin), co-fondateur des célèbres « Brasseries Skievelat » ainsi que de l’incontournable événement du jeudi à Bruxelles, le fameux « BOEREMET », nous rejoint. Il est accompagné d’un autre pote de longue date, Bernard dit « le Berre » l’un des meilleurs pilotes de GS que j’ai jamais rencontrés, nous allons former une fameuse bande de « zozos en motos sur photos « .

Outre notre mission photo, nous peaufinons le roadbook du magnifique circuit de 5 jours qui compte approximativement 1600KM à classer comme « le »  meilleur road-trip moto

Au départ de Puerto Banùs, nous rejoignons le massif montagneux du Velès Malaga pour passer la nuit dans un hôtel design planté au milieu d’un vignoble au sud de Grenade pour aboutir le lendemain au départ des 100KM de traversée de la Sierra Nevada dont le mont Mulhacen culmine à 3478m. 48h plus tard nous descendons sur la réserve naturelle de « Cabo de Gata » qui est probablement le seul espace de la côte méditerranéenne resté totalement vierge. Le lendemain, debout à 7H pour affronter la longue route qui serpente dans le désert de Tabernas, l’endroit suggère d’abord le Far West, puis les images de sable et rochers popularisées par le Dakar et enfin certains paysages lunaires rappellent  les récentes photos de la planète Mars. Nous passons la nuit « au frais » dans les forets du Parc Naturel de Cazorla, le plus grand espace protégé d’Espagne, quelques 200000 hectares de montagnes ou nait la source du fleuve Guadalquivir qui se jette 657KM plus loin dans l’océan atlantique à l’ouest de Gibraltar

Chaque soir à l’arrivée à l’hôtel, mes amis-motards et mannequins pour l’occasion, sont scotchés, l’image de « on ira tous, tous, tous à Torremolinos » est balayée, cette région regorge de trésors, ce n’est pas seulement la beauté des paysages, mais également leur variété qui est extraordinaire, en 5 jours nous aurons visité  « l’équivalent Ibérique » de ;  St Tropez, les vertes vallées de l’Ecosse, la route des Alpes, le tour de Corse, le Far-West, une étape de liaison du Dakar et la traversée du Canada…

Voilà, début septembre 2013, nous sommes prêts à accueillir la clientèle du monde entier, le site www.wildgentlementour.com est en ligne en 6 langues et les reportages photos sont régulièrement mis à jour sur www.flickr.com/photos/wildgentlementour.

En conclusion ; « venez nous voir en Andalousie vous vider la tête au guidon d’une superbe machine sans vous préoccuper d’autre chose que du plaisir de rouler… 

IMG_2489

IMG_1693

IMG_0710

IMG_0932

Image 3

  IMG_0177 

IMG_2544 

Episode N°5 – Un copain-aventurier-motard-logisticien entre dans la danse…

Fin avril 2013, je fredonne le grand Jacques dans l’avion… je rentre au « plat pays » qui est le mien, avec un ciel si bas, si gris qu’un canal s’est perdu, ou pendu, ou les deux, je n’sais plus mais j’ai le sourire à l’âme, j’ai dans mes valises le plein de soleil et dans la tête un projet formidable.

Je vais enfin revoir ma petite famille « en vrai »… Merci à toutes ces formidables applications comme FaceTime, Facebook pour pouvoir communiquer, mais rien ne remplace le bonheur de se prendre dans les bras et se dire des mots doux au creux de l’oreille…

A peine rentré, un copain biker m’appelle pour se taper l’un des meilleurs steaks du brabant wallon ; le bien nommé  « Amusoir« . Je ne connais Alain qu’à travers de belles balades motos en Corse, dans les Pyrénées, dans le Vercors, sur la route des Alpes avec des bandes de motards différentes mais toujours aussi sympas. Je sais plus au moins qu’il a mené une vraie vie d’aventurier comme logisticien de terrain, d’abord pour Médecins sans Frontières ensuite pour les Nations Unies, qu’il a participé au Camel Trophy, organisé des Enduros en Afrique ainsi que d’autres frasques bien « Wild ». Là, ça fait un moment qu’il est revenu, Il gère l’entreprise qu’il a fondée avec son père Oscar dans les années 80 mais il souhaite passer le flambeau à son fougueux frangin quadragénaire.

En additionnant nos âges respectables, nous dépassons le siècle, en additionnant nos enfants et petits enfants nous détenons une équipe de football ainsi qu’une de basket sans compter les chiffres de nos balances qui frôlent les 200…kg.  En plus , nous partageons des itinéraires personnels peu communs et « l’urgence » de vouloir profiter de la vie.  A la deuxième « Maes » pour moi et au deuxième « Jack » pour lui, l’affaire est entendue, nous allons bosser ensemble! Nous ne serons pas trop de deux pour gérer l’arrivée des clients à l’aéroport de Malaga, le transport des bagages, la réservation des hôtels, des restaurants, les bivouacs, les picnics en pleine nature, la communication, le site, les photos, etc…

Fin avril 2013, les toutes nouvelles BMW R1200 GS « watercooled » étant arrivées chez le concessionnaire de Puerto-Banùs, j’emmène mon nouvel associé découvrir les routes de montagne de l’arrière pays de la Costa del Sol qu’il baptisera très vite notre « Wild Gentlemen Land ».

Il ne peut que vérifier que je n’avais pas exagéré dans la description dithyrambique de la région. L’arrière pays Andalous est vraiment INCONTOURNABLE pour qui recherche cette sensation unique de rouler sur une moto et qui plus est, dans les meilleures conditions ; du soleil pratiquement toute l’année, un réseau routier parfait, merveilleusement dessiné, des paysages aussi variés que magnifiques et enfin très peu de circulation même en pleine saison, les touristes d’Andalousie s’entassant pour la plupart le long de la côte. 

Nous allons pouvoir entamer « en coeur » le vieil air de Johnny, « pour nous la vie va (re) commencer »

IMG_3379

Episode N°4 – Motard, wild, gentleman et épicurien !

Puerto Banùs, premier jour d’avril 2013, suis au soleil, 21C°, pas de vent, j’étale la carte de l’Andalousie sur la terrasse de la plage « Aurora Beach ». A l’aide des notes prises pendant mon fabuleux périple du mois dernier, j’établis les premières bases d’un voyage « organisé » en moto sur 3 jours. Le motard sauvage bien qu’épicurien existe, j’en ai rencontrés, je m’efforce donc de placer sur le parcours, l’inventaire des meilleurs restos et hôtels. Comme la région regorge d’excellents vins, j’ai envie de les partager.  J’étudie également la variété des paysages ainsi qu’un kilométrage acceptable et réalisable pour chacun des futurs client(es)

Je fais un petit flash back sur le cheminement de pensée qui m’a permis de définir le profil du client type et même le nom du concept ; le bientôt incontournable Wild Gentlemen Tour

Ben non ! le client type n’est pas le motard « pur et dur » qui a choisi la moto ou le scooter comme unique moyen de transport pratique pour éviter les files toute l’année, quitte à se farcir, la pluie, le froid qui pénètre jusqu’aux os dans une combinaison pluie de grenouille obèse ou un gilet fluo…

Au contraire, comme pour mes estimés futurs clients, la fonction « mode transport » est secondaire. La moto c’est la liberté au grand air, de préférence au soleil avec le vent pour climatisation, en oubliant les petites tracasseries de la vie avec un blouson en cuir (ou pas) sur le dos . Etre titulaire d’un permis moto c’est aussi un permis de voyage, d’aventures, de vacances et de nettoyage du système nerveux ou du cerveau.

La naissance du Wild Gentlemen Tour est vraiment un cadeau extraordinaire pour nous, les bikers dépités de devoir ranger leur motos de l’automne au printemps, et ensuite subir la loi capricieuse de la météo avec ses surprises faites de gouttes de pluie froide et d’averses soudaines. 

Cerise sur le casque ; et même pour les clients qui ne comptent pas trop, (ils ont déjà en plus de leur moto, 2 ou 3 voitures, alors no souci…) pourquoi encore entretenir, amortir, assurer et garer « sa » moto pour rouler 2 mois sur 12 (si tout va bien…) alors que des motos dernier cri fraîchement rodées vous attendent à approximativement 2H30 du nord de l’Europe, en clair : plus de frais fixes et de la place libre au garage.

Bon, tant qu’à rouler sur une moto qui n’est pas la sienne, autant piloter la moto la plus plébiscitée par les journalistes du monde entier. La dernière BMW R1200GS qui est aussi la moto la plus vendue au monde. 

Donc voilà, le décor est planté, des routes magnifiques, peu fréquentées, suffit de prendre son casque, son blouson, gants et lunettes solaires et un billet pour l’aéroport de Malaga au centre de l’Andalousie, le pays où il fait beau 320 jours par an.

Vraiment, là, je le sens bien, les clients vont se bousculer, aller, gazzz !

IMG_2534

Episode N°3 – Andalucía ; « tu m’as conquis j’t’adore  »

Mi-mars 2013, avant d’étaler mes cartes et d’étudier les meilleurs itinéraires, comme un rider qui découvre une station de ski pour la première fois, je n’ai qu’une seule envie ; taquiner sur l’angle, virages, vaux et monts de la belle Andalousie.

Les routes, les circuits, les rubans d’asphalte se déroulent par centaines de kilomètres pendant 15 jours. Contrairement à mes voitures, l’ivresse de la vitesse m’importe peu et ne me procure pas vraiment de plaisir, (encore que…) une moto ne se conduit pas, elle se chevauche, vous faites corps avec elle, avec un peu d’accoutumance, elle va là ou votre regard la guide…

Et pendant 2 semaines, chaque jour, je me dis que je vois le plus beau, le plus grand, les plus belles couleurs et ça n’en finit pas, je vais d’émerveillements en ravissements. Le paradis des motards et des motardes existe et je suis pas sur un nuage, je suis sur ma moto, je suis bien vivant.

Le soir, seul à l’hôtel, mes voisins de table se demandent pourquoi j’arbore un sourire béat.  En fait, à tout bien considérer, fin de journée, quand mon fidèle destrier est posé sur sa béquille, je suis quand même un peu sur un nuage… j’imagine le plaisir de mes futurs clients à parcourir ce magnifique pays, je suis empreint de l’exaltation du voyage.

Je revis en boucle les caresses de l’air pur de la montagne , les parfums des fôrets de pins, la vue plongeante sur les lacs ou sur l’océan, que des images époustouflantes en vision IMAX avec le ciel bleu comme plafond, toutes ces stimulations de mon cerveau sont autant de massages vivifiants de mon âme…

Au bout de ce périple, je me sens bien, j’ai l’intime conviction d’avoir choisi les bonnes voies, j’ai de la musique dans la tête, après Bashung « tu m’as conquis j’t’adore «  je fredonne Gainsbourg   « la vie ne vaut d’être vécue sans un tour » ( en Andalousie…)

IMG_3908