Archives mensuelles : janvier 2014

Episode N°4 – Motard, wild, gentleman et épicurien !

Puerto Banùs, premier jour d’avril 2013, suis au soleil, 21C°, pas de vent, j’étale la carte de l’Andalousie sur la terrasse de la plage « Aurora Beach ». A l’aide des notes prises pendant mon fabuleux périple du mois dernier, j’établis les premières bases d’un voyage « organisé » en moto sur 3 jours. Le motard sauvage bien qu’épicurien existe, j’en ai rencontrés, je m’efforce donc de placer sur le parcours, l’inventaire des meilleurs restos et hôtels. Comme la région regorge d’excellents vins, j’ai envie de les partager.  J’étudie également la variété des paysages ainsi qu’un kilométrage acceptable et réalisable pour chacun des futurs client(es)

Je fais un petit flash back sur le cheminement de pensée qui m’a permis de définir le profil du client type et même le nom du concept ; le bientôt incontournable Wild Gentlemen Tour

Ben non ! le client type n’est pas le motard « pur et dur » qui a choisi la moto ou le scooter comme unique moyen de transport pratique pour éviter les files toute l’année, quitte à se farcir, la pluie, le froid qui pénètre jusqu’aux os dans une combinaison pluie de grenouille obèse ou un gilet fluo…

Au contraire, comme pour mes estimés futurs clients, la fonction « mode transport » est secondaire. La moto c’est la liberté au grand air, de préférence au soleil avec le vent pour climatisation, en oubliant les petites tracasseries de la vie avec un blouson en cuir (ou pas) sur le dos . Etre titulaire d’un permis moto c’est aussi un permis de voyage, d’aventures, de vacances et de nettoyage du système nerveux ou du cerveau.

La naissance du Wild Gentlemen Tour est vraiment un cadeau extraordinaire pour nous, les bikers dépités de devoir ranger leur motos de l’automne au printemps, et ensuite subir la loi capricieuse de la météo avec ses surprises faites de gouttes de pluie froide et d’averses soudaines. 

Cerise sur le casque ; et même pour les clients qui ne comptent pas trop, (ils ont déjà en plus de leur moto, 2 ou 3 voitures, alors no souci…) pourquoi encore entretenir, amortir, assurer et garer « sa » moto pour rouler 2 mois sur 12 (si tout va bien…) alors que des motos dernier cri fraîchement rodées vous attendent à approximativement 2H30 du nord de l’Europe, en clair : plus de frais fixes et de la place libre au garage.

Bon, tant qu’à rouler sur une moto qui n’est pas la sienne, autant piloter la moto la plus plébiscitée par les journalistes du monde entier. La dernière BMW R1200GS qui est aussi la moto la plus vendue au monde. 

Donc voilà, le décor est planté, des routes magnifiques, peu fréquentées, suffit de prendre son casque, son blouson, gants et lunettes solaires et un billet pour l’aéroport de Malaga au centre de l’Andalousie, le pays où il fait beau 320 jours par an.

Vraiment, là, je le sens bien, les clients vont se bousculer, aller, gazzz !

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Episode N°3 – Andalucía ; « tu m’as conquis j’t’adore  »

Mi-mars 2013, avant d’étaler mes cartes et d’étudier les meilleurs itinéraires, comme un rider qui découvre une station de ski pour la première fois, je n’ai qu’une seule envie ; taquiner sur l’angle, virages, vaux et monts de la belle Andalousie.

Les routes, les circuits, les rubans d’asphalte se déroulent par centaines de kilomètres pendant 15 jours. Contrairement à mes voitures, l’ivresse de la vitesse m’importe peu et ne me procure pas vraiment de plaisir, (encore que…) une moto ne se conduit pas, elle se chevauche, vous faites corps avec elle, avec un peu d’accoutumance, elle va là ou votre regard la guide…

Et pendant 2 semaines, chaque jour, je me dis que je vois le plus beau, le plus grand, les plus belles couleurs et ça n’en finit pas, je vais d’émerveillements en ravissements. Le paradis des motards et des motardes existe et je suis pas sur un nuage, je suis sur ma moto, je suis bien vivant.

Le soir, seul à l’hôtel, mes voisins de table se demandent pourquoi j’arbore un sourire béat.  En fait, à tout bien considérer, fin de journée, quand mon fidèle destrier est posé sur sa béquille, je suis quand même un peu sur un nuage… j’imagine le plaisir de mes futurs clients à parcourir ce magnifique pays, je suis empreint de l’exaltation du voyage.

Je revis en boucle les caresses de l’air pur de la montagne , les parfums des fôrets de pins, la vue plongeante sur les lacs ou sur l’océan, que des images époustouflantes en vision IMAX avec le ciel bleu comme plafond, toutes ces stimulations de mon cerveau sont autant de massages vivifiants de mon âme…

Au bout de ce périple, je me sens bien, j’ai l’intime conviction d’avoir choisi les bonnes voies, j’ai de la musique dans la tête, après Bashung « tu m’as conquis j’t’adore «  je fredonne Gainsbourg   « la vie ne vaut d’être vécue sans un tour » ( en Andalousie…)

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Episode N°2 – La charrue avant les boeufs, pcq quand la charrue est au milieu des champs, faut y aller !

Dimanche 24 février 2013, passage incontournable, il me faudra communiquer via un site , mon ami Thierry  du « Moniteur de l’automobile » m’invite à rencontrer son fils Nicolas qui vient de monter une agence d’Inbound Marketing pycty.

Avec ses deux complices, Mathieu et Tanguy ainsi que leur société spécialisée dans la gestion des réseaux sociaux womfeed, le courant passe tout de suite, je décide donc de suivre leurs conseils pour la construction et la communication du site http://www.wildgentelmentour.com 

Cette partie de la création de l’entreprise étant lancée , je peux partir découvrir mon nouveau terrain de jeux…

Mardi 5 mars 21H30, arrivé à Puerto Banùs, je gare ma « Wild Jeep » lestée d’une remorque avec ma GS « Triple Black » et 2 vieux vélos Hollandais dans le parking de l’hôtel Melia Banùs. Le lendemain 10H, je signe 4 bons de commande pour 4 BMW R1200GS « watercooled », sortant du concessionnaire, je visite un appartement confortablement meublé à 5 minutes de la plage dans une « urbanization » sécurisée 24H/24H avec piscine, tennis, gigantesque garage, etc… je signe le bail, vire un an de loyer d’avance ainsi que la garantie.

Pendant les jours suivants, le hasard, la chance ou simplement le destin me guide vers une série de belles rencontres. L’un de mes potes rencontré au Pain Quotidien de Waterloo ;  John ou « Monsieur Pirelli Metzeler Benelux » m’avait donné les coordonnées d’un Espagnol qui vit à Puerto Banùs depuis 10ans mais qui a vécu les 20 années précédentes en Belgique… Chose incroyable, il habite dans la même urbanisation, dans le même bloc (il y en a 14…) et à l’étage juste au-dessus de ma toute récente installation  !!!

Antonio se révèle être un gars génial, nous avons des amis communs de l’époque de mon fameux GURU BAR  et il connait tout le monde à Marbella,  il me présente la plus compétente et jolie avocate de Marbella et son tout aussi compétent et charmant mari fiscaliste…(qui est né en Belgique et qui donc, parle la langue de Voltaire)

Donc, en 15 jours, le site et la page Face Book sont en voie de construction, les premières motos sont commandées, je suis bien installé au bord d’une piscine au soleil et la société est constituée, je vais donc pouvoir partir en reconnaissance avec mon appareil photos pour habiller le site et concocter des itinéraires de rêve à travers toute l’Andalousie.

Fonder une nouvelle société autour d’un concept novateur né d’une passion est exaltant et passionnant, elle commence bien cette 2ème cinquantaine…

le grand départ

Episode N°1 – Ma 2ème tranche de 50 années de vie a commencé le 1er septembre 2012 sur une moto.

Ces 50 dernières années, j’ai bien ri, fait beaucoup d’enfants, monté (et démonté…;) une dizaine d’entreprises dans différents pays, dans différents domaines avec un succès certain tout en travaillant peu… (si si c’est possible !)

J’ai gagné, perdu ou dépensé pas mal d’argent, j’ai toujours pensé que l’argent, c’était pas fait pour empiler mais pour circuler… et plus vite il circule, plus c’est amusant !

Ce 1er septembre 2012, je viens de vendre la dernière entreprise que j’ai lancé 5 ans plus tôt avec ma femme.  Pendant que cette jeune et fabuleuse 2ème « assimilée épouse » reprend des parts dans une nouvelle affaire, de mon coté, je décide de monter un business autour d’un truc que j’adore ; piloter sur des routes sinueuses une moto puissante avec une bande de copains.

Attention ! plus question de me retrouver dans les Ardennes, piégé par la pluie, les muscles crispés par le froid, pour rentrer – dépité – par l’autoroute en grignotant un bête sandwich insipide dans une station service, l’aventure en moto, oui ! Mais sans désagréments, sans contraintes, au soleil, dans l’élégance, le luxe, le confort avec une pointe de folie…

Voilà le concept du WILD GENTLEMEN TOUR est né… Dans un premier temps, je pense m’installer dans le sud de la France à la frontière Italienne, au dessus de Monaco…

En décembre 2012, je découvre par hasard l’Andalousie et – je craque – si le paradis des amateurs de la machine à plaisir qu’est une motocyclette existe, il est là ; dans un triangle entre Grenade, Alméria et Tarifa avec la mer, les lacs et la montagne, entre 0 et 2000m d’altitude baigné par 320 jours de soleil par an, c’est d’ici, à Puerto Banùs à coté de Marbella que je vais vous raconter mes histoires !

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